Prévenir les chutes
Une chute n’a presque jamais une seule cause. Elle a un terrain, un obstacle et un moment. On agit sur les trois et pas seulement sur l’obstacle.
Là où ça arrive
La salle de bain et l’escalier concentrent les chutes graves, celles qui envoient à l’hôpital. Mais la majorité des chutes se produisent dans des endroits banals : le couloir la nuit, le passage entre deux pièces, le seuil d’une porte-fenêtre.
Le point commun de ces endroits n’est pas la difficulté, c’est l’habitude. On y va sans regarder, souvent dans la pénombre, souvent en portant quelque chose.
Ce qui se règle sans travaux
- Retirer les tapis, ou les fixer. Un tapis qui glisse est la cause la plus banale et la plus évitable.
- Éclairer le trajet de la chambre aux toilettes. Une veilleuse à détection change ce trajet du tout au tout.
- Dégager les câbles, les cartons, la pile de journaux au pied de l’escalier.
- Des chaussons fermés qui tiennent au pied, plutôt que des mules.
Ce qui demande un artisan, mais pas un chantier
- Une barre d’appui dans la douche et près des toilettes, fixée dans le mur porteur.
- Une deuxième main courante dans l’escalier, du côté opposé.
- Un interrupteur en haut et en bas de l’escalier, si ce n’est pas déjà le cas.
- Un sol antidérapant dans la salle de bain.
Ce qui relève d’un vrai projet
Le remplacement de la baignoire, l’équipement de l’escalier, le déplacement de la chambre au rez-de-chaussée. Ces décisions se prennent après une évaluation, pas après une brochure.
Ce qui ne se voit pas dans le logement
Une part des chutes vient de la personne et non du lieu : un traitement qui donne des vertiges, une vue qui a baissé sans qu’on l’ait fait vérifier, une perte de force des jambes. Un logement parfaitement adapté ne compense pas une ordonnance à revoir. Ces deux sujets se traitent en même temps, avec le médecin traitant.