La grille AGGIR et les GIR
C’est l’outil qui décide de presque tout : le droit à l’APA, le montant du plan d’aide et, plus tard, le tarif en établissement.
Ce que la grille mesure
Elle ne mesure pas une maladie, ni un âge. Elle mesure ce que la personne fait seule, réellement, chez elle : se lever, se laver, s’habiller, se déplacer, s’orienter dans le temps et dans l’espace.
C’est une évaluation d’usage, pas un diagnostic. Une personne très malade mais autonome dans ses gestes sera classée dans un groupe élevé.
Les six groupes
La grille classe en six groupes, du plus dépendant au plus autonome. Le premier correspond à une personne confinée au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées. Le dernier correspond à une personne autonome pour tous les actes de la vie courante.
Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent le droit à l’APA. Les deux derniers relèvent des caisses de retraite, ce qui est une source de confusion permanente : les aides des caisses de retraite existent précisément pour ceux à qui l’APA est refusée.
Qui évalue
À domicile, une équipe médico-sociale du département se déplace. En établissement, c’est le médecin coordonnateur. L’évaluation à domicile est aussi le moment où se discute le contenu du plan d’aide.
Préparer la visite
L’erreur la plus fréquente est de bien faire. Beaucoup de personnes se préparent, s’habillent et répondent qu’elles se débrouillent, parce que dire l’inverse coûte. Le classement qui en découle ne correspond alors pas à la vie réelle.
Notez à l’avance ce qui pose problème dans une journée ordinaire, et soyez présent si vous accompagnez un parent. Décrire une journée difficile n’est pas exagérer.