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Senior et vous

Habitat et confort de vie

L'escalier ne passe plus : trois solutions, trois budgets

Publié le 2 septembre 2026 , par Théo Martin.

Trois appareils répondent au même problème et coûtent des sommes très différentes. On les compare souvent par le prix, ce qui est le plus mauvais angle possible : ils ne s’adressent pas aux mêmes personnes.

La question qui départage

Une seule question tranche, avant toutes les autres.

La personne peut-elle s’asseoir sur un siège et s’en relever, à chaque trajet ?

Si oui, un monte-escalier suffit. C’est de loin le moins cher, il se pose en quelques heures et il n’entame pas la structure de la maison.

Si non, parce qu’elle ne quitte pas son fauteuil roulant sans aide, il faut transporter le fauteuil avec elle. C’est une plateforme élévatrice.

Si l’obstacle n’est pas une volée de marches mais plusieurs étages à desservir dans une maison où l’on vivra encore vingt ans, c’est un ascenseur privatif.

Ce que chacun demande à la maison

Le monte-escalier ne demande rien à la maison. Le rail se fixe sur les marches, pas sur le mur et il se dépose sans laisser de trace. C’est le seul des trois qui soit réversible.

La plateforme demande de la largeur. Le plateau se replie contre le mur, mais il faut que l’escalier reste praticable à pied pour les autres habitants une fois replié. C’est le point qui fait échouer les projets et il se mesure au centimètre.

L’ascenseur demande une trémie, c’est-à-dire un trou dans chaque plancher traversé. Cette ouverture ne doit couper aucune poutre porteuse et doit tomber dans un endroit qui ne condamne pas une pièce. C’est un chantier de gros œuvre.

Le piège du devis téléphonique

Aucun de ces trois appareils ne se chiffre au téléphone. Un escalier tournant se relève sur place, une largeur se mesure, une trémie se cherche.

Un vendeur qui annonce un prix ferme sans être venu vend un prix d’appel. Le chiffre définitif arrivera après la visite et il sera plus élevé.

Quand aucun des trois n’est la réponse

Il arrive que la bonne décision soit de ne pas équiper l’escalier.

Si la chambre et une salle d’eau peuvent descendre au rez-de-chaussée, le problème disparaît pour un coût sans commune mesure. Beaucoup de familles y pensent après avoir signé un devis, ce qui est l’ordre inverse du bon.

Si la personne ne monte plus qu’une fois par jour et que l’étage ne contient rien d’indispensable, l’appareil sera peu utilisé et mal amorti.

C’est le genre d’arbitrage qu’un ergothérapeute pose en une visite et qu’un installateur ne posera pas à votre place.

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Sept pages à remplir au crayon : les mesures à relever chez vous, les questions à poser avant de signer, les sept lignes d’un devis et l’ordre des démarches d’aide.

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