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Senior et vous

Déshydratation après 70 ans, 7 signes et comment boire assez

Publié le 15 octobre 2026, mis à jour le 29 septembre 2026, par Théo Martin. Environ 17 minutes de lecture.

Déshydratation après 70 ans : un homme senior remplit une carafe en verre au robinet de la cuisine

Pour boire assez après soixante-dix ans, il ne faut pas attendre d’avoir soif, parce que la soif ne vient plus. Il faut lier la boisson à des moments fixes, le réveil, chaque repas, le goûter, poser un verre partout où l’on s’assoit, compter en objets plutôt qu’en litres et savoir que la soupe, la tisane, les fruits et le café comptent. Une fatigue, un vertige au lever, une confusion nouvelle sont souvent un manque d’eau avant d’être autre chose.

Vous vous inquiétez pour un parent qui ne boit presque rien, ou vous avez remarqué que votre propre carafe reste pleine le soir. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a rien de plus simple à corriger, à condition de ne plus attendre la soif. On le sait bien depuis l’été 2003 : le rapport de l’Inserm sur la canicule d’août 2003, publié en 2004, a montré que la déshydratation des plus de soixante-quinze ans se prévient par des gestes de tous les jours. C’est de là que viennent les rappels de chaque été. Cet article explique pourquoi la soif disparaît, donne les sept signes d’un manque d’eau qu’on prend pour autre chose, dit combien boire et sous quelle forme, propose cinq habitudes qui font boire sans y penser, la façon d’aider un parent, les erreurs courantes et ce qui a changé depuis 2004.

La déshydratation ne se limite pas à l’été. Elle s’installe en quelques jours, chez des gens qui vont bien et elle se cache derrière des symptômes qu’on attribue à tout sauf à l’eau.

Pourquoi n’a-t-on plus soif en vieillissant ?

Parce que trois mécanismes qui protégeaient s’affaiblissent en même temps.

La sensation de soif s’émousse. Le cerveau signale le manque d’eau plus tard et plus faiblement qu’à quarante ans. Les reins concentrent moins bien les urines, donc le corps perd plus d’eau pour éliminer la même chose. Et les médicaments s’en mêlent, les diurétiques d’abord, prescrits pour la tension ou le cœur, qui font perdre de l’eau par construction.

À cela s’ajoutent des raisons pratiques. On boit moins pour ne pas se lever la nuit, ou parce que se lever pour aller boire est devenu un effort, ou parce qu’on craint de ne pas arriver aux toilettes à temps. Chacune de ces raisons est compréhensible et chacune conduit au même endroit.

Quels sont les sept signes d’un manque d’eau ?

Des signes qu’on prend pour l’âge, la fatigue ou le début d’une maladie. Deux qui apparaissent en quelques jours suffisent à faire boire davantage et à surveiller.

  • Une fatigue inhabituelle, une envie de dormir le jour
  • Des vertiges au lever, une tension qui chute
  • Une bouche et une langue sèches
  • Des urines foncées, rares
  • Une constipation nouvelle
  • Une confusion, des propos décousus
  • Un pli de peau qui reste sur le dos de la main

Pour chacun, ce qu’on remarque, ce que cela veut dire et ce qu’on fait.

La fatigue inhabituelle

Une personne qui somnole l’après-midi alors qu’elle ne le faisait pas, qui n’a plus l’énergie de sortir.

Ce qu’on remarque

La sieste s’allonge, la sortie du matin saute, le journal reste plié. On y voit l’âge ou un coup de mou.

Ce que ça veut dire

Le sang plus épais irrigue moins bien et tout devient fatigant. Une fatigue qui apparaît en quelques jours, sans fièvre ni effort, fait d’abord penser à l’eau.

Ce qu’on fait

On regarde ce qui a été bu depuis deux jours et l’on propose un grand verre tout de suite, puis un autre à chaque heure de l’après-midi. Si la fatigue reste après deux jours à boire assez, on appelle le médecin.

Les vertiges au lever

La tension chute quand on se lève, parce que le volume de sang a baissé.

Ce qu’on remarque

Le vertige dure quelques secondes, au bord du lit ou en sortant du fauteuil. On se rattrape au meuble et l’on n’en parle pas.

Ce que ça veut dire

Il fait tomber. Une chute du matin, dans la chambre ou la salle de bain, chez quelqu’un qui n’a pas bu depuis la veille au soir, est un scénario que les médecins connaissent bien.

Ce qu’on fait

Un verre d’eau bu assis au bord du lit avant de se mettre debout, puis un lever en deux temps. Un vertige qui revient chaque matin se dit au médecin, qui vérifie aussi les médicaments de la tension.

La bouche sèche

La langue colle, la salive manque, les aliments passent mal.

Ce qu’on remarque

On mange moins, on laisse le pain, on parle d’un goût de carton. Les lèvres se fendillent.

Ce que ça veut dire

Manger moins fait boire moins encore, puisqu’une partie de l’eau vient des repas. Le cercle se ferme en deux jours.

Ce qu’on fait

De l’eau à table avant le repas et des plats qui en contiennent, une soupe, une compote, un yaourt. Un fruit coupé entre les repas fait boire sans y penser.

Les urines foncées et rares

Le signe le plus fiable et le moins regardé.

Ce qu’on remarque

Des urines couleur de thé, peu abondantes, deux ou trois fois par jour seulement. Des urines claires plusieurs fois par jour disent que tout va bien.

Ce que ça veut dire

Les reins économisent l’eau parce qu’il en manque. C’est le premier signe qui apparaît et le premier qui disparaît quand on boit.

Ce qu’on fait

On regarde, pendant trois jours, sans rien changer d’autre. Si la couleur reste foncée alors qu’on boit davantage, on le dit au médecin.

La constipation nouvelle

L’intestin a besoin d’eau pour fonctionner.

Ce qu’on remarque

Une constipation qui apparaît chez quelqu’un qui n’en avait pas, sans changement d’alimentation. On pense aux médicaments ou à l’âge.

Ce que ça veut dire

Elle fait d’abord penser à l’eau. L’intestin est le premier à en manquer quand le corps la garde pour le sang et le cerveau.

Ce qu’on fait

Boire davantage pendant trois jours avant de changer quoi que ce soit d’autre. Si rien ne bouge, le médecin cherche une autre cause.

La confusion

Le signe qui trompe le plus.

Ce qu’on remarque

Une personne âgée qui, en deux jours, se met à mélanger les choses, à somnoler, à répondre à côté. On pense à un trouble de mémoire ou à un accident vasculaire.

Ce que ça veut dire

Très souvent, c’est un manque d’eau, parfois avec une infection urinaire et cela se règle en réhydratant. Nous en parlons dans notre article sur les trous de mémoire, parce que c’est une des causes qui se corrigent.

Ce qu’on fait

On appelle le médecin le jour même, sans attendre de voir. Une confusion apparue en deux jours se soigne vite quand elle est prise vite.

Le pli de peau

On pince doucement la peau du dos de la main et l’on lâche.

Ce qu’on remarque

Si elle met plus d’une seconde à se remettre à plat, le corps manque d’eau. Le test se fait en dix secondes, sans matériel.

Ce que ça veut dire

Le test est moins fiable chez une personne très âgée, dont la peau est déjà fine, mais un pli qui reste plusieurs secondes ne trompe pas.

Ce qu’on fait

On le refait chaque jour au même endroit, le matin. Un pli qui s’efface plus vite dit que ce qu’on a mis en place fonctionne.

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Combien faut-il boire et sous quelle forme ?

Selon l’Assurance maladie, un litre à un litre et demi d’eau par jour, en dehors d’une limite fixée par le médecin, davantage par forte chaleur ou en cas de fièvre. Et tout ce qui est liquide compte.

L’eau, mais aussi la tisane, le thé, le café, la soupe, le lait, le jus de fruit, le yaourt, les fruits riches en eau comme le melon, l’orange ou le raisin. Une personne qui n’aime pas l’eau boit assez avec deux bols de soupe, trois tisanes et des fruits. Ce qui compte est le total, pas la forme.

Un litre et demi ne se voit pas. On le traduit en objets. Une bouteille d’un litre et demi posée sur la table le matin, à vider avant le soir. Ou huit verres, cochés sur un papier. Ou une carafe par repas. Le repère visible fait ce que la soif ne fait plus.

Certaines personnes ont au contraire une limite à ne pas dépasser, en cas d’insuffisance cardiaque ou rénale. Elle est fixée par le médecin et elle prime sur tout ce qui précède. On la lui demande une fois et on la note sur le frigo.

Quelles habitudes font boire sans y penser ?

Cinq, qui attachent la boisson à des moments qui existent déjà et la mettent sous les yeux.

  • Un grand verre au réveil, avant tout le reste
  • Un verre à chaque repas, avant de commencer
  • Une tisane ou un thé au goûter
  • Un verre le soir, deux heures avant le coucher
  • Un verre posé partout où l’on s’assoit

Chacune est détaillée avec ce qu’elle apporte, ce qui coince et la façon de s’y prendre.

Le verre du réveil

Le plus utile des cinq.

Ce que ça apporte

La nuit déshydrate et c’est le matin que les vertiges arrivent. Boire avant de se lever tout à fait, assis au bord du lit, protège des deux.

Ce qui coince

Le verre n’est pas là. Aller le chercher à la cuisine, c’est déjà s’être levé, avec le vertige qui va avec.

Comment s’y prendre

Le verre se prépare la veille, sur la table de nuit, couvert d’une soucoupe. On le boit avant de poser les pieds au sol.

Le verre du repas

Servi avant de commencer, pas à la fin quand l’assiette est vide et l’envie partie.

Ce que ça apporte

Trois verres par jour assurés sans y penser, attachés à un moment qui ne saute jamais.

Ce qui coince

La bouteille reste dans le frigo et l’on se dit qu’on boira après. Après, l’assiette est vide et l’on se lève de table.

Comment s’y prendre

Une carafe sur la table fait boire davantage qu’une bouteille dans le frigo, parce qu’elle est là. On verse le verre en posant l’assiette.

La tisane du goûter

Un moment qui existe déjà chez presque tout le monde, vers seize heures.

Ce que ça apporte

Un quart de litre de plus au milieu de l’après-midi, à l’heure où l’on a le moins bu depuis le déjeuner. Une compote ou un fruit à côté complète.

Ce qui coince

Le café, qui tient éveillé le soir, ou l’habitude de sauter le goûter quand on est seul.

Comment s’y prendre

Une tisane ou un thé plutôt qu’un café à cette heure, pour ne pas gêner le sommeil. On l’associe à quelque chose qu’on aime, le journal, l’émission, l’appel d’un enfant.

Le verre du soir

Deux heures avant le coucher, pas au moment de se coucher.

Ce que ça apporte

Une nuit qui commence hydratée, donc un lever plus sûr le lendemain. Se relever une fois est moins dangereux que se déshydrater tous les jours.

Ce qui coince

La peur de se relever la nuit. On boit moins et plus tôt pour ne pas se relever, ce qui est raisonnable, puis on ne boit plus rien après seize heures, ce qui ne l’est plus.

Comment s’y prendre

Le verre se prend à l’heure du dîner ou juste après, jamais au moment de se coucher. On ne cesse pas de boire à seize heures par crainte de la nuit.

Le verre à portée de main

Un verre plein à côté du fauteuil, un sur la table de la cuisine, une petite bouteille dans le sac.

Ce que ça apporte

Une personne qui trouve un verre sous sa main boit. Une personne qui doit se lever pour aller le chercher ne boit pas.

Ce qui coince

Le verre vide qu’on ne remplit pas, ou le verre lourd, à pied, qui ne se prend plus quand la main tremble.

Comment s’y prendre

Un gobelet léger à chaque endroit où l’on s’assoit, rempli au passage chaque fois qu’on se lève. Une petite bouteille dans le sac pour les sorties.

Quand aller aux toilettes la nuit est ce qui fait peur, c’est le trajet qu’il faut sécuriser, un éclairage automatique, un chemin dégagé, une salle de bain adaptée, pas la boisson qu’il faut supprimer.

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Comment aider un parent qui ne boit pas ?

En rendant la boisson présente plutôt qu’en insistant. Un verre plein à côté du fauteuil, une soupe au dîner, des fruits coupés au frais, une tisane apportée avec le journal. Une personne qu’on rappelle à l’ordre dix fois par jour se braque. Une personne qui trouve un verre sous sa main boit.

Quand les repas se simplifient, l’eau part avec. Une soupe le soir, un fruit au dessert et un yaourt au goûter réparent une partie de ce que le repas simplifié a retiré.

Un détail que les aidants découvrent souvent trop tard. Le verre lui-même compte. Un verre lourd, à pied, ou une bouteille dont le bouchon résiste ne se prennent plus quand la main tremble ou que les doigts sont raides. Un gobelet léger, à large ouverture, ou un verre à anse, change ce qu’une personne boit dans la journée sans qu’elle s’en rende compte.

Et par forte chaleur, ou en cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements, on ne raisonne plus en habitudes. On appelle le médecin dès qu’une personne âgée ne boit plus ou devient confuse. Ce sont les situations où quelques heures comptent.

Par où commencer ?

Par cinq étapes, la première ce soir.

  1. Poser un verre plein sur la table de nuit
  2. Sortir une bouteille d’un litre et demi chaque matin
  3. Regarder la couleur des urines pendant trois jours
  4. Demander au médecin s’il y a une limite à respecter
  5. Remplacer les verres lourds par des gobelets légers

Chaque étape est détaillée avec ce qu’elle apporte, ce qui coince et la façon de s’y prendre.

Le verre de la table de nuit

Il est vide au réveil, bu assis au bord du lit avant de se lever.

Ce que ça apporte

Le premier verre de la journée, à l’heure où le corps en manque le plus et le vertige du lever écarté.

Ce qui coince

On oublie de le préparer la veille. Ou l’on craint de le renverser dans la nuit.

Comment s’y prendre

Un gobelet à couvercle, posé au moment de se coucher, du côté où l’on se lève. Le critère est simple, il est vide au réveil.

La bouteille du matin

Sortie du placard, posée sur la table de la cuisine, à vider avant le coucher.

Ce que ça apporte

Un repère visible qui fait ce que la soif ne fait plus. Ce qui reste dedans à vingt heures dit ce qui a manqué.

Ce qui coince

La bouteille reste au frigo, hors de vue, ou l’on se dit qu’un litre et demi c’est trop et l’on ne commence pas.

Comment s’y prendre

On la sort en préparant le café et l’on remplit le verre à chaque passage dans la cuisine. Ce qui manque le soir se rattrape le lendemain, pas dans la nuit.

La couleur des urines

Trois jours d’observation, sans rien changer d’autre.

Ce que ça apporte

Le seul signe qui répond en quelques heures. Le résultat dit si le reste de la liste s’impose.

Ce qui coince

On n’ose pas en parler à un parent. On le dit en un mot, comme on demanderait s’il a bien dormi.

Comment s’y prendre

Le critère est la couleur, claire plusieurs fois par jour ou foncée et rare. On note sur un papier, trois jours, puis on compare avec ce qui reste dans la bouteille le soir.

La limite du médecin

Une question à la prochaine visite, « est-ce que je dois limiter ce que je bois ? ».

Ce que ça apporte

La certitude que boire davantage ne fait pas de mal, ou le repère à ne pas dépasser quand le cœur ou les reins sont fragiles.

Ce qui coince

On y pense chez soi et on l’oublie dans le cabinet. Ou l’on suppose que le médecin l’aurait dit.

Comment s’y prendre

La question s’écrit sur le papier qu’on emporte à la visite. Le critère est la réponse écrite sur le frigo, parce qu’elle prime sur tout repère général.

Les verres

Légers, larges, faciles à saisir, à chaque endroit où l’on s’assoit.

Ce que ça apporte

Ce qu’une personne boit dans la journée change sans qu’elle s’en rende compte, parce que le geste ne coûte plus rien.

Ce qui coince

Le beau service à pied qu’on a toujours eu, lourd, glissant, qu’on n’ose pas ranger. Ou la bouteille dont le bouchon résiste.

Comment s’y prendre

Un gobelet léger à large ouverture, ou un verre à anse, acheté en plusieurs exemplaires, un par pièce. Le critère est qu’on les prenne sans y penser, d’une main, sans se lever.

Les erreurs à éviter

Cinq, que nous voyons chez presque tous les parents qu’on nous décrit. Pour chacune, ce qui se passe, la conséquence et ce qu’on fait à la place.

Attendre la soif

Ce qui se passe

On boit quand on a soif, comme on l’a toujours fait. La soif ne vient plus.

La conséquence

Un manque d’eau qui s’installe en deux jours sans aucun signal.

Ce qu’on fait à la place

On boit à heures fixes, le réveil, chaque repas, le goûter, le soir, que l’on ait soif ou non.

Arrêter de boire l’après-midi pour ne pas se relever la nuit

Ce qui se passe

Plus rien après seize heures, pour dormir d’une traite. Le raisonnement se tient et il coûte cher.

La conséquence

Une nuit déshydratée et un vertige au lever, celui qui fait tomber dans la salle de bain.

Ce qu’on fait à la place

Le dernier verre deux heures avant le coucher et le trajet vers les toilettes sécurisé, une veilleuse, un chemin dégagé.

Compter seulement l’eau

Ce qui se passe

Refuser la soupe, le thé, les fruits au motif que « ça ne compte pas ».

La conséquence

Un objectif impossible à tenir pour quelqu’un qui n’aime pas l’eau et qui renonce.

Ce qu’on fait à la place

On compte tout ce qui est liquide et l’on part de ce que la personne aime, deux bols de soupe, trois tisanes, des fruits.

Prendre la confusion pour la mémoire

Ce qui se passe

Une personne qui mélange tout depuis deux jours et des proches qui pensent à la mémoire, parce que c’est ce qu’ils redoutent.

La conséquence

Un manque d’eau qui s’aggrave pendant qu’on s’inquiète d’autre chose. Une confusion apparue en deux jours n’est presque jamais un trouble de mémoire.

Ce qu’on fait à la place

On appelle le médecin le jour même et l’on fait boire en attendant, par petites quantités, souvent.

Forcer

Ce qui se passe

Rappeler à l’ordre dix fois par jour, « bois, tu n’as rien bu ».

La conséquence

Une personne qui se braque et qui boit encore moins quand on la regarde.

Ce qu’on fait à la place

On rend la boisson présente, un verre sous la main partout, une soupe au dîner, une tisane apportée avec le journal et l’on ne compte pas à voix haute.

Ce qui change

Depuis la loi du 30 juin 2004, votée après la canicule de 2003, chaque mairie tient un registre des personnes âgées ou handicapées isolées qui en font la demande. Inscrite, une personne est appelée ou visitée par les services de la commune quand le plan d’alerte est déclenché par la chaleur. L’inscription est gratuite, volontaire et se fait à la mairie, par la personne elle-même ou par un proche avec son accord. Peu de gens le savent et beaucoup de communes ont un registre presque vide. Un voisin prévenu, qui frappe quand le volet reste fermé, fait le reste de l’année ce que le registre fait l’été.

Cet article peut aider quelqu’un que vous connaissez

Les questions qu’on nous pose

Quels sont les signes de déshydratation chez une personne âgée ?

Une fatigue inhabituelle, des vertiges au lever, une bouche sèche, des urines foncées et rares, une confusion ou une somnolence nouvelles, une constipation, une peau qui garde le pli quand on la pince. Ces signes se prennent souvent pour de l'âge ou pour un début de maladie.

Qu'est-ce que la déshydratation ?

Un manque d'eau dans le corps, quand on en perd plus qu'on n'en boit. Le sang s'épaissit, la tension baisse, les reins et le cerveau fonctionnent moins bien. Chez une personne âgée, elle s'installe en deux ou trois jours et se soigne en buvant, ou par perfusion quand elle est avancée.

Combien faut-il boire par jour après 70 ans ?

L'Assurance maladie recommande un litre à un litre et demi d'eau par jour, en dehors d'une limite fixée par le médecin, davantage quand il fait chaud ou en cas de fièvre. Ce repère se traduit en objets, une bouteille d'un litre et demi vidée dans la journée, ou huit verres.

Pourquoi les personnes âgées n'ont-elles plus soif ?

Parce que la sensation de soif s'émousse avec l'âge, que les reins retiennent moins bien l'eau et que certains médicaments, diurétiques en tête, en font perdre. On peut donc manquer d'eau sans jamais avoir soif, c'est ce qui rend la déshydratation fréquente.

Eau, tisane ou soupe, qu'est-ce qui hydrate le mieux ?

Tout liquide compte, l'eau, la tisane, le thé, le café en quantité raisonnable, la soupe, le lait, les fruits riches en eau. La soupe et les fruits apportent en plus des sels qui aident à retenir l'eau. Ce qui compte est le total de la journée, pas la forme. Seul l'alcool se retranche, parce qu'il fait perdre de l'eau.

Comment faire boire une personne âgée qui refuse ?

En proposant autre chose que de l'eau, tisane, soupe, fruits, yaourt, en posant un verre à portée de main à chaque endroit où elle s'assoit et en liant la boisson à des moments fixes, le réveil, chaque repas, le goûter. On ne force pas, on rend la boisson présente.

Quand faut-il appeler le médecin pour une déshydratation ?

Dès qu'une personne âgée devient confuse, somnolente, ne boit plus ou n'urine presque plus, surtout par forte chaleur, en cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements. Ce sont des situations où quelques heures comptent et où l'on n'attend pas le lendemain.

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