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Senior et vous

Perte d'audition après 70 ans, 7 signes qui ne trompent pas

Publié le 13 octobre 2026, mis à jour le 29 septembre 2026, par Théo Martin. Environ 16 minutes de lecture.

Perte d'audition après 70 ans : une petite-fille répète quelque chose près de l'oreille de sa grand-mère

Pour reconnaître une perte d’audition après soixante-dix ans, il faut regarder ce que la personne évite plutôt que ce qu’elle entend. Elle fait répéter, monte le son, comprend mal quand plusieurs parlent, trouve le restaurant bruyant, répond à côté et peu à peu décline les réunions de famille. Elle pense que les autres articulent mal. Un test d’audition prend une demi-heure et depuis la réforme du reste à charge zéro, une gamme d’appareils est remboursée en totalité.

Vous vous demandez si un parent entend moins bien, ou si c’est vous qu’on fait répéter et vous voulez savoir ce que ces signes veulent dire avant de prononcer le mot qui fâche. Vous êtes loin d’être seul. Selon le dossier de l’Inserm sur les troubles de l’audition, consulté en septembre 2026, la déficience auditive touche plus de 65 % des personnes de soixante-cinq ans et plus en France. Cet article donne les sept signes qui ne trompent pas, explique pourquoi le retrait précède l’aveu, ce que l’oreille fait à la mémoire, comment se passe un test, ce qu’un appareil change et coûte depuis 2021, les étapes pour s’y mettre et les erreurs qui font perdre dix ans.

La surdité ne rend pas sourd d’un coup. Elle rend d’abord les conversations fatigantes, puis les groupes pénibles, puis les sorties inutiles. Et comme elle est lente, la personne y voit un retrait volontaire, une préférence pour le calme, quand c’est son oreille qui a décidé pour elle.

Quels sont les sept signes qui ne trompent pas ?

Ceux du quotidien, souvent repérés par le conjoint avant la personne elle-même. Un seul ne prouve rien. Trois qui durent depuis des mois disent qu’il est temps de tester.

  • Faire répéter, surtout les enfants et les voix féminines
  • Monter le son de la télévision
  • Entendre sans comprendre quand plusieurs parlent
  • Trouver les restaurants et les fêtes bruyants
  • Répondre à côté, rire un temps après les autres
  • Ne pas entendre la sonnette ou le téléphone
  • Décliner les repas de famille et les sorties

Pour chacun, ce qu’on remarque, ce que cela veut dire et ce qu’on fait.

Faire répéter les enfants et les femmes

Les voix aiguës partent en premier, parce que la presbyacousie commence par les fréquences hautes.

Ce qu’on remarque

Un grand-père qui comprend son fils et fait répéter sa petite-fille. On y voit de la distraction ou une préférence.

Ce que ça veut dire

Il n’est pas distrait, il entend moins les aigus. Les voix d’enfants et beaucoup de voix de femmes se situent justement là.

Ce qu’on fait

On le note, sans le reprocher et l’on regarde si d’autres signes de la liste l’accompagnent. Trois qui durent depuis des mois valent un test.

Monter le son de la télévision

Le signe que le conjoint remarque le premier et le sujet de dispute le plus fréquent du salon.

Ce qu’on remarque

Les dialogues paraissent noyés dans la musique, alors on monte tout. Le conjoint baisse, la personne remonte.

Ce que ça veut dire

Le volume n’aide pas, parce que le problème n’est pas le volume mais les consonnes. Monter le son rend la musique plus forte sans rendre les mots plus nets.

Ce qu’on fait

Un casque de télévision règle la dispute tout de suite et le test d’audition règle le reste. Beaucoup d’appareils actuels se relient au téléviseur.

Entendre sans comprendre quand plusieurs parlent

Le signe le plus parlant.

Ce qu’on remarque

La personne dit qu’elle entend très bien et c’est vrai, elle entend des sons. En tête à tête, tout va bien. À quatre autour d’une table, elle décroche.

Ce que ça veut dire

Les consonnes, qui portent le sens des mots, sont les premières à disparaître avec l’âge. Elle entend qu’on parle, elle ne comprend pas ce qu’on dit et elle en conclut que les autres marmonnent.

Ce qu’on fait

On lui parle en face, une personne à la fois, sans crier. Et on lui propose le test, en parlant d’oreille et pas d’âge.

Trouver les restaurants bruyants

Le bruit de fond couvre ce qui reste des consonnes.

Ce qu’on remarque

Une salle qui paraît normale à quarante ans devient une cacophonie à soixante-quinze. La personne choisit la place contre le mur et suit la conversation en lisant sur les lèvres.

Ce que ça veut dire

Une oreille qui entend bien trie les voix et laisse le bruit derrière. Une oreille qui baisse ne trie plus et tout arrive au même niveau.

Ce qu’on fait

On choisit une table calme, on se met en face et l’on garde les sorties. Les appareils actuels se règlent justement pour le restaurant.

Répondre à côté

On a saisi trois mots sur cinq, on reconstruit la phrase et l’on se trompe.

Ce qu’on remarque

Une réponse qui ne colle pas à la question, ou un rire une seconde après les autres, parce qu’on a attendu de comprendre à leur réaction.

Ce que ça veut dire

L’entourage y voit de la distraction ou un début de trouble de la mémoire. C’est l’oreille qui manque des mots, pas la tête qui les perd.

Ce qu’on fait

On répète le mot manqué, pas la phrase entière et l’on inscrit le test d’audition dans le bilan avant de s’inquiéter de la mémoire.

Ne pas entendre la sonnette ou le téléphone

Les sonneries aiguës passent inaperçues.

Ce qu’on remarque

Le facteur repart, les enfants s’inquiètent de ne pas obtenir de réponse et la personne jure que le téléphone n’a pas sonné. Il a sonné.

Ce que ça veut dire

Une sonnerie est un son aigu et court, exactement ce que la presbyacousie retire en premier. Ce n’est ni de l’inattention ni de l’entêtement.

Ce qu’on fait

Une sonnerie plus grave et plus forte se règle sur la plupart des téléphones et des sonnettes lumineuses existent. C’est un dépannage, le test reste à faire.

Décliner les repas de famille et les sorties

Le signe qui vient en dernier et qui coûte le plus.

Ce qu’on remarque

Après des mois de repas épuisants où l’on hoche la tête sans comprendre, on trouve une raison de ne pas venir. Les proches disent qu’il ne veut plus voir personne.

Ce que ça veut dire

Il veut, mais il ne peut plus suivre. Le retrait est une façon d’éviter la fatigue, pas un désintérêt pour les siens.

Ce qu’on fait

On maintient l’invitation en changeant ce qui fatigue, une table plus petite, une place au calme, un proche en face qui reprend le fil. Et on ouvre la porte du test.

Pourquoi le retrait arrive-t-il avant l’aveu ?

Parce que suivre une conversation quand on entend mal demande un effort épuisant et qu’il est plus simple d’éviter que d’avouer.

Un repas de famille devient un exercice de lecture sur les lèvres pendant deux heures. On sourit, on hoche la tête, on rit quand les autres rient. On rentre vidé. La fois suivante, on trouve une raison de ne pas venir. Puis on préfère la télévision, dont on règle le son, aux amis dont on ne le règle pas.

La perte d’audition isole ainsi et passe pour de la mauvaise humeur ou du repli. Le cas type est celui de la joueuse de bridge qui cesse d’aller à son club du jeudi, au grand étonnement de ses partenaires, parce qu’elle n’entend plus les annonces et préfère passer pour lasse plutôt que pour sourde. Une fois appareillée, elle reprend sa place à la table. La surdité est une des causes les plus fréquentes et les moins reconnues de l’isolement après soixante-dix ans.

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Quel lien avec la mémoire et le moral ?

Un lien direct. Une personne qui entend mal reçoit moins d’informations, retient moins, se fatigue plus et s’isole. Chacun de ces effets pèse sur la mémoire et sur le moral.

Les proches confondent souvent les deux. Une personne qui répond à côté ou qui ne se souvient pas d’une conversation à laquelle elle n’a en réalité rien compris paraît avoir des trous de mémoire. Un test d’audition fait donc partie de tout bilan de mémoire et un appareillage améliore souvent des choses qu’on n’attendait pas, l’humeur, l’attention, l’envie de sortir. La vue qui baisse produit les mêmes confusions et les deux se testent la même année.

Comment se passe un test d’audition ?

Simplement, en une demi-heure, chez un médecin ORL ou, pour un premier dépistage, chez un audioprothésiste.

On écoute des sons dans un casque et l’on lève la main quand on les entend. On répète des mots dans le silence puis dans le bruit. Le résultat dit quelles fréquences manquent et de combien. Le médecin ORL cherche aussi une cause qui se traite autrement, un bouchon de cérumen, une otite qui traîne, un médicament qui abîme l’oreille. Un bouchon de cérumen, à lui seul, explique une part des surdités attribuées à l’âge et il se retire en quelques minutes.

Beaucoup de gens attendent des années entre les premiers signes et le test. Pendant ces années, le cerveau désapprend à traiter les sons et l’adaptation à un appareil devient plus longue. Tester tôt, c’est aussi appareiller plus facilement.

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Que change un appareil auditif et que coûte-t-il ?

Il rend la conversation, à condition de le porter tous les jours et de passer les premières semaines d’adaptation. Et depuis la réforme du reste à charge zéro, il peut ne rien coûter.

L’appareil auditif

Un petit appareil derrière l’oreille ou dans le conduit, réglé par un audioprothésiste sur ce que l’audiogramme a montré. Il ne rend pas l’oreille de vingt ans, il rend les mots.

Ce que ça apporte

Les appareils actuels tiennent derrière l’oreille ou dans le conduit, se voient à peine, se règlent selon le lieu et beaucoup se relient au téléphone et à la télévision. Le premier gain n’est pas le volume, ce sont les consonnes qui reviennent et avec elles le sens des phrases, sans effort.

Ce qui coince

Les premières semaines surprennent. On réentend le frigo, les pas, le papier qui se froisse et le cerveau met un mois à retrier tout cela. Ceux qui abandonnent abandonnent pendant ce mois. Ceux qui tiennent ne reviennent pas en arrière. L’autre obstacle est l’image qu’on a des appareils d’autrefois, gros, sifflants, beiges, qui n’ont plus rien à voir avec ceux d’aujourd’hui.

Ce que ça coûte

La règle est simple depuis le 1er janvier 2021. Selon l’Assurance maladie, les appareils de classe 1, ceux de l’offre 100 % Santé, sont pris en charge intégralement par l’Assurance maladie et la mutuelle, sur prescription médicale, sans rien à payer. Les appareils de classe 2, plus sophistiqués, laissent un reste à charge. Tout audioprothésiste doit proposer un devis avec au moins une offre sans reste à charge par oreille, l’essai dure trente jours au moins avant l’achat et le renouvellement est pris en charge tous les quatre ans. Comme pour un devis de travaux, on en demande plusieurs.

Comment s’y prendre

Par le médecin traitant, puis l’ORL, qui rédige l’ordonnance sans laquelle rien n’est remboursé. Puis deux ou trois audioprothésistes, pour comparer les devis et les réglages. Puis un mois d’essai, porté tous les jours, avec des retours réguliers pour ajuster.

Que peut faire l’entourage ?

Se placer face à la personne, parler à vitesse normale sans crier, réduire le bruit de fond et ne pas répéter la phrase entière mais le mot manqué. Crier déforme les sons et humilie. Articuler face à quelqu’un aide plus que le volume.

Et en parler comme d’un problème d’oreille, pas d’âge. « Tu fais souvent répéter, tu devrais faire tester ton audition, c’est remboursé maintenant » ouvre une porte. « Tu deviens sourd » la ferme. La première personne convaincue est rarement celle qui entend mal. C’est celle qui vit avec et qui n’en peut plus de répéter.

Par où commencer ?

Par six étapes, sur deux ou trois mois. La première tient en un coup de téléphone.

  1. Prendre rendez-vous chez le médecin traitant
  2. Passer le bilan chez l’ORL et repartir avec l’ordonnance
  3. Demander deux ou trois devis d’audioprothésistes
  4. Essayer un mois, tous les jours, du réveil au coucher
  5. Revenir régler l’appareil autant de fois qu’il le faut
  6. Reprendre une sortie qu’on avait abandonnée

Chaque étape est détaillée avec ce qu’elle apporte, ce qui coince et la façon de s’y prendre.

Le médecin traitant

Il vérifie l’oreille, retire un bouchon s’il y en a, oriente vers l’ORL.

Ce que ça apporte

Un premier tri en dix minutes. Un bouchon de cérumen retiré rend parfois l’audition sur place et l’orientation vers l’ORL ouvre la suite.

Ce qui coince

On y va pour autre chose et l’on n’en parle pas, ou l’on demande un appareil d’emblée.

Comment s’y prendre

Le critère est de dire les signes observés, pas de demander un appareil. « Je fais répéter et je trouve le restaurant bruyant » suffit.

Le bilan chez l’ORL

L’audiogramme, la recherche d’une autre cause, l’ordonnance.

Ce que ça apporte

Un papier qui dit ce qui manque et qui ouvre le remboursement. Sans lui, rien n’est pris en charge.

Ce qui coince

Le délai de rendez-vous, qui peut être long. On le prend dès la sortie du médecin traitant, pas plus tard.

Comment s’y prendre

Le critère est de sortir avec l’ordonnance en main. On demande aussi une copie de l’audiogramme, utile pour comparer les devis.

Les devis

Deux ou trois audioprothésistes, chacun avec une offre sans reste à charge dans le devis, comme la loi l’exige.

Ce que ça apporte

Une comparaison sur ce qui compte, le suivi proposé et les réglages inclus. Et la certitude qu’une offre sans rien à payer figure dans chaque devis.

Ce qui coince

On signe chez le premier parce qu’il est près de chez soi ou parce que le test gratuit a mis en confiance.

Comment s’y prendre

Le critère est le suivi proposé, le nombre de rendez-vous de réglage inclus, plus que la marque de l’appareil. On demande trois devis comme pour des travaux.

L’essai d’un mois

Porté du réveil au coucher, y compris dans le bruit, y compris quand cela agace.

Ce que ça apporte

Le cerveau retrie les sons en quelques semaines et les consonnes reviennent. L’essai ne coûte rien et il n’engage à rien.

Ce qui coince

Le frigo, les pas, le papier froissé, tout paraît trop fort les premiers jours et l’on retire l’appareil « pour souffler ».

Comment s’y prendre

Le critère est la régularité, un appareil porté deux heures par jour ne s’apprivoise jamais. On le met au lever et on l’enlève au coucher, comme des lunettes.

Les réglages

Autant de fois qu’il le faut, sans gêne, c’est le travail de l’audioprothésiste.

Ce que ça apporte

Un appareil réglé sur sa vie, la cuisine, la table, le téléphone, pas sur le silence de la cabine.

Ce qui coince

On n’ose pas revenir, on se dit qu’on dérange ou que c’est à soi de s’habituer.

Comment s’y prendre

On note pendant l’essai les moments où l’on n’a pas compris et on les apporte au rendez-vous. Le critère est la conversation à table, pas le silence du salon.

La sortie reprise

Le club, le repas de famille, le restaurant.

Ce que ça apporte

Ce qu’on avait perdu sans le nommer, la place à la table, les annonces au bridge, le rire en même temps que les autres.

Ce qui coince

L’habitude prise de refuser et la crainte que ce soit encore fatigant.

Comment s’y prendre

On commence par la sortie la plus facile, à quelques personnes, au calme. Le critère est le plaisir d’y être, qui dit mieux que tout audiogramme si l’appareil fait son travail.

Les erreurs à éviter

Cinq, qui font perdre des années de conversation. Pour chacune, ce qui se passe, la conséquence et ce qu’on fait à la place.

Attendre que ça devienne gênant

Ce qui se passe

La perte est lente, on s’y habitue et l’on compense sans le savoir, en lisant sur les lèvres, en choisissant sa place.

La conséquence

Le cerveau désapprend pendant qu’on attend. L’adaptation à l’appareil est plus longue et plus pénible qu’elle ne l’aurait été cinq ans plus tôt.

Ce qu’on fait à la place

Un test dès trois signes qui durent, même si la gêne paraît supportable. Tester tôt, c’est appareiller plus facilement.

Aller directement chez l’audioprothésiste sans ORL

Ce qui se passe

Le test gratuit en boutique met en confiance et l’on achète dans la foulée.

La conséquence

Sans ordonnance, rien n’est remboursé et une cause qui se traitait autrement, un bouchon, une otite, passe inaperçue. Un appareil payé plein tarif pour un problème qui n’en avait pas besoin.

Ce qu’on fait à la place

Le test gratuit peut servir à se décider. L’achat, lui, attend l’ordonnance de l’ORL.

Choisir l’appareil le plus cher par principe

Ce qui se passe

On se dit que le mieux est le plus cher et que ses oreilles le valent bien.

La conséquence

Un reste à charge inutile, quand le devis sans reste à charge aurait rendu le même service. Les appareils de classe 1 conviennent à la plupart des pertes liées à l’âge.

Ce qu’on fait à la place

On essaie d’abord l’offre sans reste à charge, un mois. On ne passe à la classe 2 que si un besoin précis, le téléphone, la musique, le justifie.

Abandonner pendant le premier mois

Ce qui se passe

Le frigo, les pas, le papier froissé, tout paraît trop fort. L’appareil finit dans le tiroir « en attendant ».

La conséquence

Un appareil dans un tiroir et une perte qui continue de s’aggraver en silence.

Ce qu’on fait à la place

On le garde du réveil au coucher et l’on revient le faire régler. Ceux qui tiennent le mois ne reviennent pas en arrière.

Crier pour se faire comprendre

Ce qui se passe

On élève la voix, par réflexe, puis par agacement.

La conséquence

Crier déforme les sons et vexe. Une personne qui comprend encore moins et qui se ferme davantage.

Ce qu’on fait à la place

Se placer en face, parler à vitesse normale, répéter le mot manqué et non la phrase. Articuler aide plus que le volume.

Ce qui change

Depuis le 1er janvier 2021, la réforme 100 % Santé a rendu les aides auditives de classe 1 intégralement remboursées, sur prescription, avec un mois d’essai avant l’achat et un renouvellement pris en charge tous les quatre ans, selon l’Assurance maladie. Le prix, qui était le premier frein avancé par les personnes âgées, n’en est plus un pour une gamme complète d’appareils. Il reste la peur de paraître vieux et elle se vainc par l’essai, puisqu’il ne coûte rien.

Cet article peut aider quelqu’un que vous connaissez

Les questions qu’on nous pose

Quels sont les premiers signes d'une perte d'audition ?

On fait répéter, on monte le son de la télévision, on entend mais on ne comprend pas quand plusieurs personnes parlent, le restaurant paraît bruyant, on répond à côté, on évite les réunions de famille. La personne pense que les autres articulent mal.

Qu'est-ce que la presbyacousie ?

La baisse de l'audition liée à l'âge, qui touche les deux oreilles et commence par les sons aigus, ceux des consonnes et des voix d'enfants. Elle est lente, indolore et si progressive que la personne s'y habitue sans la sentir. Elle ne se guérit pas mais elle se compense très bien par un appareil.

Entendre ou comprendre, quelle différence ?

Entendre, c'est percevoir qu'on parle. Comprendre, c'est saisir les mots. La presbyacousie retire d'abord les consonnes, qui portent le sens, alors que les voyelles restent audibles. La personne entend donc très bien qu'on lui parle et ne comprend pas ce qu'on dit, d'où sa conviction que les autres marmonnent.

Pourquoi les personnes âgées refusent-elles les appareils auditifs ?

Par crainte de paraître vieilles, par mauvais souvenir des appareils d'autrefois, par peur du prix et parce qu'un appareil demande quelques semaines d'adaptation. Les appareils actuels sont discrets et, depuis la réforme du reste à charge zéro, une gamme est intégralement prise en charge.

Un appareil auditif est-il remboursé ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2021, les appareils de classe 1 sont remboursés en totalité par l'Assurance maladie et la mutuelle, sans reste à charge, sur prescription médicale. Les appareils plus sophistiqués restent en partie à la charge de la personne. Le renouvellement est pris en charge tous les quatre ans.

ORL ou audioprothésiste, chez qui aller en premier ?

Chez le médecin traitant, qui oriente vers l'ORL. L'ORL pose le diagnostic, cherche une cause qui se traite autrement et rédige l'ordonnance sans laquelle rien n'est remboursé. L'audioprothésiste vient ensuite, pour choisir, régler et suivre l'appareil. Un premier test gratuit chez un audioprothésiste peut aider à se décider, mais il ne remplace pas l'ORL.

La perte d'audition a-t-elle un lien avec la mémoire ?

Oui. Une personne qui entend mal reçoit moins d'informations, se fatigue à suivre et s'isole, ce qui pèse sur la mémoire et le moral. Faire tester son audition fait partie du bilan d'un trouble de mémoire.

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